CORI SPEZZATI, L'ART DES CHŒURS SPATIALISÉS

projets-artistiques

Concert

Ici, tout n’est que spiritualité, sens de l’espace et affinités. À travers les siècles, l’ensemble que dirige Léo Warynski exhume des parentés, souligne des airs de famille, dans une longue lignée de compositeurs touchés par la grâce. Rameau, dont on sous-estime trop souvent la pratique religieuse, offre une adresse aux cieux, un motet à cinq voix rarement donné parce que savamment dissimulé dans son Traité d’harmonie. Marc-Antoine Charpentier – qui a pu observer lors d’un voyage en Italie ce qu’à Venise on appelait le « cori spezzati » : le dialogue d’ensembles vocaux installés de part et d’autre d’une église – livre un somptueux Salve Regina à trois chœurs. Mais la pièce maîtresse de ce nouveau programme est signée Orazio Benevolo, un musicien méconnu, maître de chapelle au Vatican de 1646 à 1672. Grâce au chef et musicologue Louis Castelain, qui en a patiemment recopié la partition dans une bibliothèque romaine, Les Métaboles chantent pour la première fois depuis le XVIIe siècle cette Messe à quatre chœurs du compositeur italien. Un inédit, en quelque sorte, qui voisine avec celui qu'a écrit la très jeune compositrice lituanienne Juta Pranulyte. Par-delà les époques, par-delà les styles, des musiciens se parlent.

Projet co-produit par la Fondation Royaumont (dans le cadre de la résidence des Métaboles 2019-2021) et soutenu par la Fondation Bettencourt-Schueller

CORI SPEZZATI, L'ART DES CHŒURS SPATIALISÉS


Jean-Philippe Rameau - Laboravi (partition par Louis Castelain)
Marc-Antoine Charpentier - Transfige dulcissime Jesu H 251
Marc-Antoine Charpentier Salve Regina
Orazio Benevolo Messe à quatre chœurs (partition par Louis Castelain)
Juta Pranulyte - Love


Les Métaboles (16 chanteurs)
Viole de gambe, contrebasse, orgue

Léo Warynski, direction


Écouter le concert sur France Musique ici 

2020

octobre

Dimanche 25 octobre 2020 - 15h30Cori Spezzati, l'art des chœurs spatialisésAbbaye de Royaumont - Asnières-sur-Oise

À travers les siècles, Léo Warynski exhume des parentés, souligne des airs de famille, dans une longue lignée de compositeurs touchés par la grâce. Rameau, offre une adresse aux cieux, un motet à cinq voix rarement donné parce que savamment dissimulé dans son Traité d’harmonie. Marc-Antoine Charpentier – qui a pu observer lors d’un voyage en Italie ce qu’à Venise on appelait le « cori spezzati » : le dialogue d’ensembles vocaux installés de part et d’autre d’une église – livre un somptueux Salve Regina à trois chœurs. Mais la pièce maîtresse de ce nouveau programme est signée Orazio Benevolo, un musicien méconnu, maître de chapelle au Vatican de 1646 à 1672. Grâce au chef et musicologue Louis Castelain, qui en a patiemment recopié la partition dans une bibliothèque romaine, les Métaboles chantent pour la première fois depuis le XVIIe siècle cette Messe à quatre chœurs du compositeur italien. Un inédit, en quelque sorte, qui voisine avec celui qu'a écrit la très jeune compositrice lituanienne Juta Pranulyte.

Information et réservation sur le site de Royaumont