Io, frammento dal Prometeo / concert

Luigi NonoIo, frammento dal Prometeo


Luigi Nono, musique
Massimo Cacciari, livret

Extraits d’Eschyle, Euripide, Hérodote, Friedrich Hölderlin, Pindare, Sappho


Les Métaboles (15 chanteurs)
Ensemble Multilatérale

Susanna Andersson, Raphaële Kennedy, Adèle Carlier, sopranos solos
Matteo Cesari,
flûte
Bogdan Sodyrenko, clarinette
Experimental studio SWR, électronique
Léo Warynski, direction musicale

Les Métaboles de Léo Warynski s’emparent pour la première fois de la partition du Maître italien. 

Si l’on en croit Eschyle, Io aurait rencontré Prométhée, enchaîné, tandis qu’elle errait pour échapper à la jalousie vengeresse d’Héra. Pour façonner le livret de Io, frammento da Prometeo, Massimo Cacciari reprend des fragments de ce drame, auxquels il mêle des extraits du Chant du destin d’Hölderlin.
Mais lorsque Luigi Nono s’empare de la matière textuelle, il la dépouille de toute intention narrative et l’exploite pour son potentiel sonore, estimant qu’« en musique, seuls peuvent parler les sons ».

En 1975, Nono esquisse le projet de Prometeo – tragedia dell’ascolto(« Prométhée – tragédie de l’écoute ») qui l’occupera pendant une décennie : une vaste méditation sans décors, sans costumes, sans personnages ni narration, qui absorbe totalement la représentation dans le discours musical. Le compositeur italien dénonce là les conventions de l’opéra où le chant, en illustrant la dimension scénique, disperse l’attention du spectateur au détriment de son écoute. S’opposant à cette perception déterminée par le regard, que la disposition frontale dirige dans une seule direction, il conçoit son oeuvre comme un archipel où l’oreille de l’auditeur est invitée à se déplacer, comme si elle naviguait entre des îles. Créée le 24 septembre 1981 dans la Cité des Doges, Io est ensuite intégrée à l’« Isola seconda » de Prometeo. Mais si Nono confronte la prêtresse aimée de Zeus au Titan qui défia les dieux, c’est également parce qu’il voit dans ces deux personnages des figures emblématiques de la quête et de l’errance. Io incarne de surcroît le « choix entre une existence équilibrée, pensée, sûre, et une existence problématique, inquiète, angoissante aussi – même avec des moments de joie intense –, une existence ouverte à toute expérience, à toute connaissance ». Nul doute qu’il incite son public à élire la seconde option, celle où l’écoute devient l’enjeu d’une conscience éveillée.

Dans la presse...

"... une interprétation superlative"

Diapason - Patrick Szernovicz
 - Io, Frammento da Prometeo de Luigi Nono
01/11/2018

"... l'intensité toujours chevillée au geste de Léo Warynski..."

ResMusica - Michèle Tosi
 - Io, frammento da Prometeo de Luigi Nono
04/10/2018

" Les chanteurs révèlent les subtilités de l’œuvre..."

DNA
 - Io, Frammeto da Prometeo de Luigi Nono
28/09/2018
2018

septembre

Jeudi 27 septembre 2018 Io, frammento dal PrometeoFestival Musica - Eglise Saint-Paul, Strasbourg
20h30

Si l’on en croit Eschyle, Io aurait rencontré Prométhée, enchaîné, tandis qu’elle errait pour échapper à la jalousie vengeresse d’Héra. Pour façonner le livret de Io, frammento da Prometeo, Massimo Cacciari reprend des fragments de ce drame, auxquels il mêle des extraits du Chant du destin d’Hölderlin.
Mais lorsque Luigi Nono s’empare de la matière textuelle, il la dépouille de toute intention narrative et l’exploite pour son potentiel sonore, estimant qu’« en musique, seuls peuvent parler les sons ».

Les Métaboles
Solistes de l’ensemble Multilatérale
Experimentalstudio des SWR
Léo Warynski, Direction musicale

D'autres infos : Io, frammento dal au Festival Musica
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