"Les Métaboles ravissent le public avec leur chant impeccable"

21/08/2017
Ouest France
Une nuit américaine

Les semaines musicales de Quimpert
Deux concerts mémorables. D'un côté, les Métaboles ravissent le public avec leur chant impeccable. De l'autre, le Duo Estampes impressionne par sa maîtrise instrumentale.
Trois rappels. Le public ne pouvait plus laisser partir les chanteurs des Métaboles et leur chef,Léo Waryinski. Il faut dire que le programme était original, peu connu et surtout interprété avec une rare perfection
Le concert a été imaginé par le jeune chef avec plusieurs étapes, du crépuscule à l'endormissement, puis l'aurore... Entre ­temps, le sommeil, le rêve... En débutant par les "Motets" d'Aaron Copland, cette soirée annonçait une très belle nuit à venir. Puis le "Whisper" de Steven Stucky, très bel hommage à l'"Ave Verum" de Byrd, suivi des pièces de Morton Feldman et le "O magnum mysterium" de Morten Lauridsen dont le caractère méditatif conduisait en toute sérénitévers un sommeil profond.La seconde partie de ce concert était consacrée à Samuel Barber. Le plus connu des compositeurs américains en France, avec la seule pièce qui ait traversé l'Atlantique,l'incontournable Agnus­Dei, qui fut d'abord un quatuor à cordes, a ému le public. En guise de rappel, les artistes avaient choisi d'interpréter une transcription de "Jardin Féerique" de Maurice Ravel, mais le public a pu savourer de nouveau deux pièces du programme, "Sleep" d'Eric Whitaker, et "O magnum mysterium",encore une fois longuement salué. Le festival touche à sa fin, et restera très certainement marqué par cette soirée avec les Métaboles, placée sous le signe de la perfection.