Singing Ravel

La musique chorale de Ravel est rare, mais compte des pépites comme les Trois chansons pour chœur a cappella. Elle semble pourtant trouver un prolongement idéal dans le chant. Ce programme propose de découvrir certaines de ses grandes pages transcrites pour chœur : de Ma mère L'Oye à Shéhérazade en passant par La vallée des cloches. De grands compositeurs et arrangeurs ont déjà donné leurs lettres de noblesse à l’art ravelien de la transcription : Gérard Pesson, Thierry Machuel ou Clytus Gottwald. Pour ce programme, Les Métaboles ont lancé le défi à Thibault Perrine de transcrire pour la première fois deux œuvres emblématiques de Ravel : Le Boléro et la Pavane pour une infante défunte. Nul doute que ces nouvelles versions pour chœur permettront d’aborder ces œuvres sous un jour nouveau et inouï !

 

Projet coproduit par la Cité de la Voix et la Cité musicale-Metz

Partitions de Maurice Ravel - Éditions Durand
Certaines partitions ont été aimablement prêtées par le CEN - centre de ressources dédié à l'art choral.

 

SINGING RAVEL


Maurice Ravel

Pavane pour une infante défunte 
Transcription Thibault Perrine

Ma Mère l'Oye 
Transcription Thierry Machuel
- Le Jardin féerique
- Pavane de la belle au bois dormant

Ronsard à son âme 
Transcription Gérard Pesson

Soupir 
Extrait des Trois poèmes de Stéphane Mallarmé
Transcription Clytus Gottwald

Toi, le cœur de la rose 
Extrait de L’Enfant et les sortilèges
Transcription Clytus Gottwald

Trois Chansons pour chœur a cappella
- Nicolette

- Trois beaux oiseaux du paradis
Ronde



La vallée des cloches 
Transcription Clytus Gottwald

Shéhérazade 
Transcription Gérard Pesson
- La Flûte enchantée
- L’indifférent

Boléro 
Transcription Thibault Perrine


Les Métaboles (24 chanteurs)
Léo Warynski, direction

Extraits...

Maurice Ravel - Boléro (Transcription Thibault Perrine)

Enregistrement live

Maurice Ravel - Boléro (Transcription Thibault Perrine)

Enregistrement live

Dans la presse

« La qualité et le charme de l’interprétation nous entrainent bien au-delà de l’exercice de style. »

Télérama - Sophie Bourdais - Singing Ravel
3T - Singing Ravel
 

« Le plus spectaculaire étant le Boléro commandé à ce dernier (Thibault Perrine), qui a su exploiter les qualités intrinsèques des voix humaines (et des corps associés !) plutôt que de chercher à calquer la mécanique et les timbres de l’orchestre. (…) D’une pièce à l’autre, la qualité et le charme de l’interprétation nous entrainent bien au-delà de l’exercice de style. » 

« Il fallait oser : c’est absolument réussi, et propre à faire fondre de bonheur les mélomanes les plus puristes. »

Concert Classic - Alain Cochard - Singing Ravel
Les Métaboles et Ravel – transcriptions inattendues


Les Métaboles nous gâtent en ce printemps. Après avoir exploré l’an passé le rare Another Look at Harmony de Philip Glass, et d’en avoir signé un superbe enregistrement pour b. records, Léo Warynski et ses chanteurs sont de retour chez le même éditeur avec un album intitulé « Singing Ravel ». Près d’une heure de musique chorale occupée par des partitions du maître de Ciboure ? La chose peut a priori surprendre quand l’on sait que sa production en ce domaine se limite aux Trois Chansons pour chœur a cappella, soit à peine sept minutes de musique en tout.

 Harmonies et couleurs cachées
 
Inspiré par l’exemple de transcriptions très réussies telle que La Vallées des cloches, n° 5 des Miroirs pour piano adapté par Clytus Gottwald sur un poème de Paul Verlaine qui, souligne Warynski, « offre un nouvel éclairage sur la musique de Ravel, en révélant des harmonies ou des couleurs cachées », le chef a décidé d’aller plus loin dans cette voie avec pour objectif d’inclure dans son programme ravélien une transcription du fameux Bolero. Comme La Vallées des cloches, l’adaptation par Thierry Machuel du Jardin féerique de Ma Mère l’Oye (sur un texte de Benoît Richter) et les Trois Chansons figuraient dans un précédent disque paru en 2020 (« Jardin féerique » / NoMadMusic), mais on ne se plaindra pas de les retrouver au sein d’un enregistrement capté en public le 10 mai 2025 à la Philharmonie de Paris – avec toute l’énergie inhérente à de telles conditions. On y savoure en outre, toujours par Machuel, la Pavane de la Belle au bois dormant ( ext. Ma Mère l’Oye), Soupir (ext. des Trois Poèmes de Mallamé) par C. Gottwald et, adaptés par Gérard Pesson, pur orfèvre des sons, Ronsard à son âme et deux extraits de Shéhérazade (La Flûte enchantéeL’Indifférent), autant de pages servies avec un incroyable raffinement par Warynski et ses chanteurs.

Il fallait oser...
 
Reste que travail de Thibault Perrine retient plus particulièrement l’attention du fait du « statut » aux yeux de la postérité de deux des pièces abordées. A côté du «Adieu, pastourelles » (ext. L’Enfant et les sortilèges), il s’est en effet attaqué à la plus fameuse partition pour piano de Ravel, la Pavane pour une infante défunte, et à sa plus universellement célèbre réalisation orchestrale : le Bolero. Il fallait oser : c’est absolument réussi, et propre à faire fondre de bonheur les mélomanes les plus puristes !
 
Les deux ouvrages encadrent le programme, qui s’ouvre sur une Pavane dont le lyrisme épouse à la perfection le texte de « Belle qui tient ma vie », une pavane elle aussi, écrite à la fin du XVIe siècle par le compositeur dijonnais Thoinot Arbeau (1720-1595). A l’autre extrémité de l’enregistrement, la fameux Bolero ne séduit pas moins. Aucun texte pour cette transcription, seulement un jeu – incroyable d’inventivité et de conscience des spécificités des voix qui forment les Métaboles – sur les phonèmes, les onomatopées, les percussions corporelles. Une adaptation qui met en valeur tant les ressources individuelles que la cohésion d’ensemble d’une de nos plus admirables et audacieuses formations chorales.

« Une performance impressionnante qui atteste le niveau d'excellence atteint par l'ensemble. »

Diapason - Benoît Fauchet - Singing Ravel
Trois chansons


Tout ce que Ravel a écrit pour chœur a cappella tient en Trois chansons que l'ensemble vocal de Léo Warynski avait déjà gravées en 2019 et qu'il revisite ici dans la fièvre du concert, offrant à l'auditoire une Nicolette croquée avec un sens gourmand du texte, Trois beaux oiseaux du Paradis à l'envol habilement décrit et au subtil effet de ralenti, enfin une Ronde virtuose, enivrante. 

Consacrer tout un programme au compositeur – celui de cette soirée enregistrée à la Cité de la musique le 10 mars 2025 – demande donc d'en passer par la transcription. [...] Le transcripteur a renoncé à la convocation d'un texte, qui aurait sans doute paru superfétatoire, voire décoratif, pour le Boléro : près de quinze minutes durant (aucun raccourci !), la voix s'y montre variée à l'infini dans son esthétique instrumentale, parfois étonnamment diphonique, espiègle, mais jamais risible. Une performance impressionnante qui atteste le niveau d'excellence atteint par l'ensemble. 

Cinq Diapasons.

« Ce CD n’est pas seulement merveilleux et enchanteur, il illumine de l’intérieur les splendeurs et les audaces harmoniques du génie français. »

Libération - Eric Dahan - Singing Ravel
L'actu des sorties – Singing Ravel


Enregistrement d'un concert donné, en mars 2025 à la Cité de la musique dans le XIXe arrondissement de Paris, pour le cent-cinquantième anniversaire du compositeur. Singing Ravel, du chœur Les Métaboles, fondé en 2010 par Léo Warynski, paraît à point nommé, maintenant que l'on est passé à l'heure d'été. De la transcription introductive, par Thibault Perrine, de la Pavane pour une infante défunte, au désopilant Boléro conclusif, en passant par les envoûtants Soupirs, la Vallée des cloches et l'Indifférent, transcrits par Clytus Gottwald et Gérard Pesson, ce CD n'est pas seulement merveilleux et enchanteur, il illumine de l'intérieur les splendeurs et les audaces harmoniques du génie français.

« Une interprétation et une réponse imaginative à la musique du compositeur […] Des choix poétiques et astucieux. »

New York Times – Gabrielle Ferrari - Singing Ravel
Album classique à écouter : Singing Ravel


Bien qu'il ait composé un nombre conséquent d'œuvres vocales, Maurice Ravel n'a écrit que trois pièces pour chœur a cappella. Le chef Léo Warynski, dans son récent album enregistré avec Les Métaboles, pose la question suivante : pourquoi ne pas transformer en véritable chant la « qualité vocale » qui imprègne l'écriture instrumentale de ce compositeur ? Un tel exercice exige à la fois un travail de sélection des textes et une grande finesse dans les transcriptions, mais le résultat jette un éclairage nouveau, même sur les pièces les plus connues de Ravel. 

Singing Ravel est à la fois une interprétation et une réponse imaginative à la musique du compositeur, combinant des transcriptions existantes pour voix seules d'extraits d'œuvres orchestrales et d'opéras à deux nouveaux arrangements. Par moments, les choix poétiques sont astucieux et émouvants. La déjà ravissante Pavane pour une infante défunte reprend ici un texte d'un romantisme poignant tiré du manuel de danse Renaissance du XVIe siècle de Thoinot Arbeau, Orchésographie, clin d'œil au titre dansant de l'œuvre originale et à la pavane vocale composée par Arbeau sur le même texte. Une transcription sans paroles du Boléro met en scène des gestes vocaux onomatopéiques, des bourdonnements et des sifflements qui, d'un seul coup, concentrent l'orchestration luxuriante de l'original autour d'un timbre précis, et enrichissent la palette sonore de l'album. Tantôt saisissante, tantôt un peu fantasque, l'ensemble constitue une expérience qui mérite l'attention. 

« C'était un véritable défi que de proposer une adaptation purement vocale de cette mécanique répétitive […] de recréer les variations des textures sonores. Il a été en grande partie relevé grâce à la souplesse et l'inventivité vocale des Métaboles. »

ResMusica – Jean-Marc Petit - Singing Ravel
Les Métaboles enchantent Ravel
 

Les « Clefs du mois » - mai 2026

Avec « Singing Ravel », l'ensemble Les Métaboles, sous la direction de Léo Warynski, propose des transcriptions chorales d'œuvres de Maurice Ravel. Un étonnant travail sur les couleurs et la voix.

Paradoxalement, alors que tout dans la musique de Maurice Ravel (1875-1937) est chant, mélodie, harmonie, le compositeur français a peu écrit pour chœur a cappella. À part Trois chansons dont il a écrit les textes, et quelques cantates de jeunesse, Maurice Ravel a « dédaigné » la musique chorale, préférant déployer son sens des couleurs dans ses œuvres pour piano ou orchestrales. Pourtant, « tout chante chez lui« , comme le souligne Léo Warynski, directeur musical de l'ensemble Les Métaboles, dans l'étonnant album Singing Ravel, qu'il vient de publier. Donné en 2021 à Vézelay, enregistré en public lors d'un concert en mars 2025 à la Cité de la musique, Les Métaboles nous proposent de revisiter Ravel, de « révéler des harmonies et des couleurs cachées » à travers des transcriptions chorales de certaines de ses œuvres. Immense transcripteur et orchestrateur lui-même (de Moussorgski bien sûr, mais également Debussy, Chabrier, Schumann), Ravel n'aurait sans doute pas renié ce travail permettant un regard croisé sur nombre de ses pièces. Car Léo Warynski a fait appel à quatre compositeurs différents pour adapter au souffle et à la voix les dentelles harmoniques de Maurice Ravel.

Le benjamin de « l'équipe », Thibault Perrine (né en 1979), ouvre le bal avec la Pavane pour une infante défunte, posée sur des paroles du XVIe siècle du poète Jehan Tabourot. La grâce surannée de la merveilleuse mélodie de Ravel, les légers balancements rythmiques, s'adaptent bien à l'harmonisation vocale relativement fidèle à l'original, que propose Thibault Perrine. C'est tout juste si le poids des mots vient de temps en temps « parasiter » le plaisir pur de la musique.

Un petit défaut que l'on retrouve dans les deux extraits de Ma mère l'Oye (Pavane de la Belle au bois dormant et Le Jardin féérique), adaptés par Thierry Machuel (né en 1962). Celui-ci y rajoute de discrets sifflements qui apportent comme un effet d'Ondes Martenot à ces pièces littéralement féériques. Véritable « caméléon vocal », le chœur Les Métaboles s'y distingue par la qualité de ses solistes comme l'équilibre de son ensemble.

Beaucoup plus originales sont les adaptations de Clytus Gottwald (1925-2023). Le compositeur et musicologue allemand, grande figure de la musique chorale contemporaine, ose véritablement des choses nouvelles, des jeux sur les harmoniques, des effets d'empilements, des « cathédrales d'accords » qui offrent des couleurs inédites à Soupir (extrait des Trois poèmes de Stéphane Mallarmé), au sublime Toi, le cœur de la rose (extrait de L'Enfant et les sortilèges), ou encore à La vallée des cloches. Cette dernière pièce, extraite des Miroirs pour piano, a déjà bénéficié d'une orchestration étonnante, pour percussions et orchestre, de Percy Grainger (1882-1961). L'adaptation chorale de Clytus Gottwald, à défaut de tintinnabuler, sonne cependant merveilleusement, véritable recréation de l'œuvre.

Gérard Pesson (né en 1958) propose deux adaptations d'airs de Shéhérazade (La flûte enchantée et L'indifférent). Maurice Ravel a lui-même proposé une version orchestrale de ces mélodies, déjà conçues pour la voix. L'adaptation chorale offre donc une simple harmonisation vocale de ces pièces.

Le « tour de force » final est bien sûr la transcription du célèbre Boléro, par Thibault Perrine. C'était un véritable défi que de proposer une adaptation purement vocale de cette mécanique répétitive sans tomber dans l'ennui, de recréer les variations des textures sonores sans l'apport des timbres orchestraux. Le défi a été en grande partie relevé grâce à la souplesse et l'inventivité vocale des Métaboles. En jouant sur les onomatopées, un langage inventé, les percussions corporelles, et en faisant sonner le chœur de toutes les manières possibles, Thibault Perrine réussit l'exploit de mener à son terme, sans aucun ennui, les 15 minutes de cette machine implacable. Les effets d'imitation des instruments (clarinette, flûte, saxophone, trompette et trombone bouchés) ne sont pas toujours réussis, tout comme la déflagration finale est évidemment plus faible que celle d'un orchestre, mais la performance est louable, suscitant les applaudissements enthousiastes du public à la fin.

Le pari était osé. Il a été remporté.

« Les formidables Métaboles dirigées par Léo Warynski enthousiasment avec ces transcriptions chorales de certaines des plus grandes pages du compositeur. »

Le Figaro Magazine – Bruno Guermonprez - Singing Ravel
Chants enchanteurs
 

L'art choral a cappella est à la fête ces jours-ci. [...]

À la même altitude – à la différence que Ravel n'a jamais investi le champ religieux ou liturgique –, les formidables Métaboles dirigées par Léo Warynski enthousiasment avec ces transcriptions chorales de certaines des plus grandes pages du compositeur du BoléroSinging Ravel. Live à la Philharmonie de Paris (b.records/Outhere). La grâce – et la précision ! – ravélienne de l'orchestration est en quelque sorte sublimée par ce passage au «tout-voix», riche de textures et de timbres littéralement inouïs. Les doux sortilèges de la Pavane pour une infante défunte, l'ivresse harmonique de Soupir, les entrelacs électrisants de La Flûte enchantée (extrait de Shéhérazade) vous poursuivront longtemps.

Si toute la magie ravélienne se révèle cet après-midi, c’est bien grâce à l’interprétation des Métaboles.

Bachstrack - Tristan Labouret - Singing Ravel

Léo Warynski et Les Métaboles, héros de Ravel à l’Arsenal

Un singulier Boléro vient de clôturer le concert de ce dimanche après-midi à l’Arsenal, et Léo Warynski prend la parole pour avouer sa frustration aux spectateurs venus nombreux. Au grand dam du chef des Métaboles, Maurice Ravel n’a pas composé beaucoup de musique chorale : en tout et pour tout Trois Chansons pour une durée totale qui ne dépasse pas la dizaine de minutes. Fort heureusement, des compositeurs et arrangeurs réputés (Gérard Pesson, Thierry Machuel, Clytus Gottwald) ont signé des adaptations pour chœur a cappella de pièces ravéliennes, ce qui a permis à Warynski d’élaborer un programme 100% Ravel auquel le chef a ajouté une touche créative : à son invitation, l’excellent Thibault Perrine s’est attelé à la confection de deux nouvelles transcriptions, dont le fameux Boléro.

Comme on a pu le constater en un peu plus d’une heure dans la belle Salle de l’Esplanade, les arrangeurs ont bien fait les choses, ajoutant la plupart du temps des paroles qui réinventent intelligemment le texte musical de Ravel. La tâche n’était pourtant pas sans risque ; calquer sur la fameuse Pavane pour une infante défunte le non moins célèbre « Belle qui tiens ma vie » de Thoinot Arbeau aurait pu par exemple tourner au mariage forcé. Mais force est de constater que Thibault Perrine a fait le bon choix : la prosodie du poème du XVIe siècle correspond à s’y méprendre aux rythmes et aux carrures de l’œuvre ravélienne, donnant une fluidité naturelle au phrasé, et l’arrangeur attribue habilement du sens aux voix intermédiaires pour mettre en relief le parcours harmonique. Au sein du programme, seul le texte de Verlaine ajouté à La vallée des cloches ne s’avère pas totalement convaincant, sans doute à cause du caractère très pianistique de la version originale dont Clytus Gottwald ne parvient pas à retranscrire la poésie de timbres purs.

Les deux pièces de Ma Mère l’Oye sont à l’inverse particulièrement émouvantes, le texte de Benoît Richter apportant un sens nouveau au Jardin féérique (à la fois réserve naturelle foisonnante et espace intime) et venant nourrir directement le verbe musical de Thierry Machuel : en conclusion de la pièce, la répétition régulière du mot « souffle » et de ses consonnes finit par donner l’impression saisissante d’une marche dans l’herbe haute balayée par le vent.

Mais si toute la magie ravélienne se révèle cet après-midi, c’est bien grâce à l’interprétation des Métaboles. Du duo de la Pavane de la Belle au bois dormant (Anne-Claire Baconnais et Laura Muller) au grand solo des Oiseaux du Paradis (Lorraine Tisserant), les chanteurs se montrent impeccables individuellement. Quant au collectif, il est tout simplement bluffant. Sous la direction toujours discrète et efficace d’un Léo Warynski extrêmement à l’écoute de ses troupes, c’est un véritable chœur-orchestre, riche en textures et en timbres, qui prend peu à peu possession de l’acoustique idéale de la Salle de l’Esplanade. Aussi à l’aise dans les harmonies étales de Soupir que dans le catalogue virtuose de la Ronde, le chœur finit en apothéose dans le Boléro. La transcription de Thibault Perrine est pourtant exigeante : ici, pas de paroles pour soutenir les notes (ce qui donne tout d’abord envie de retrouver Le Parti d’en rire de Pierre Dac et Francis Blanche…), pas d’effet facile pour éviter l’inconfort des premières minutes à l’orchestration minimaliste. L’arrangeur a opté pour un subtil jeu de timbres, d'onomatopées et de bruitages, tout droit sorti d’une partition de Satie : les chanteurs se métamorphosent les uns après les autres en instruments inouïs, sifflent, jouent de percussions corporelles, imitent la caisse claire et les cymbales… Si le premier tiers de l’œuvre reste ingrat, c’est pour mieux monter en puissance : les dissonances dues à la polytonalité sont assumées avec une intonation toujours claire, la balance entre les différents pupitres est parfaitement équilibrée, le crescendo mené avec une endurance remarquable (René Ramos-Premier tenant la caisse claire avec le sourire !). À voir la réaction du public conquis, il faudra que le chœur se rende à l’évidence et grave d’urgence ce Boléro inédit, en compagnie du reste du programme…

Les Métaboles livrent une prestation électrisante, véritable tour de force qui déchaîne l’enthousiasme du public.

ConcertClassic - Laurent Bury - Singing Ravel

Singing Ravel  par les Métaboles à l'Arsenal de Metz - Transcrire... toute leur âme est là

Lorsqu’on est chef de chœur et que l’on veut faire chanter du Ravel à son ensemble, le bilan est vite fait : l’auteur de Daphnis et Chloé a laissé à peine dix minutes de musique pour chœur a cappella, les Trois Chansons de 1915, dont il avait également écrit les textes. Léo Warynski (photo) a donc naturellement mis cette œuvre au centre du programme « Singing Ravel » que Les Métaboles ont créé l’été passé lors des Rencontres de Vézelay. Trois pièces assez courtes mais contrastées, un triptyque où deux volets comiques encadrent le nettement mélancolique « Trois beaux oiseaux de paradis », qui inclut l’intervention d’un soprano solo (bravo à Lorraine Tisserant !).
Restait à trouver tout le reste, en faisant appel aux travaux de ces bonnes fées des ensembles vocaux que sont les transcripteurs. « Singing Ravel » donne à entendre quatre d’entre eux, chacun ayant sa propre manière d’aborder l’exercice, en fonction de sa personnalité.

On sait l’amour de Gérard Pesson pour Ravel, compositeur dont il est proche par son goût de la concision et des alliances de sonorités inattendues. On lui doit une version chorale d’une mélodie assez rare, « Ronsard à son âme » (1924), et surtout la transcription de deux des trois parties de Shéhérazade : omettant « Asie » (trop long, peut-être), il s’est directement attaqué à « La Flûte enchantée » – où l’on admire particulièrement la prestation virtuose d’Anne-Claire Baconnais, se substituant à la flûte – et à « L’Indifférent ».
 
Thierry Machuel, lui n’a retenu que deux des cinq pièces formant  Ma Mère l’Oye : la « Pavane de la Belle au bois dormant » et « Le jardin féerique » (cette dernière pièce donnait son nom au dernier disque des Métaboles, sorti en 2020).(1) Pourquoi celles-là, et pas « Laideronnette » ou les « Entretiens de la Belle et de la Bête », par exemple ? Peut-être les deux autres se prêtaient-ils mieux à la mise en voix. Il a aussi fallu trouver un texte à mettre en musique, et Thierry Machuel a eu la chance de pouvoir compter sur Gérard Richter pour lui écrire sur mesure un poème adapté aux contours de la partition.

Le même problème a été habilement résolu pour la transcription de « La Vallée des cloches », cinquième des Miroirs : pour passer du piano à la voix, c’est un poème de Verlaine qu’a utilisé Clytus Gottwald. Ce compositeur et musicologue allemand né en 1925 a une façon extrêmement personnelle de concevoir l’exercice de la transcription, avec un résultat assez stupéfiant, comme c’est aussi le cas pour « Soupir », le premier des Trois Poèmes de Stéphane Mallarmé, et surtout pour « Toi, le cœur la rose », bref passage de L’Enfant et les sortilèges, mélodie d’une grande simplicité et que l’orchestre laisse presque à nu dans l’opéra, mais qui, dans la transcription, se transforme et acquiert un scintillement étonnant en étant éclaté entre les 12 voix de femmes réunies pour l’occasion.

Enfin, pour compléter ce programme, Léo Warynski a commandé deux transcriptions nouvelles à Thibault Perrine, dont on connaît notamment le travail de réduction sur des partitions d’opérette pour Les Brigands. La Pavane pour une infante défunte a parfois un peu de mal à s’accommoder du texte de la célèbre Pavane de Thoinot Arbeau, mais on reste bluffé par la version du Boléro imaginée par Thibault Perrine, qui a recours à toutes sortes d’onomatopées, de sifflements, de frappements de pied et de claquements de mains pour traduire vocalement les effets orchestraux de Ravel. Les Métaboles livrent une prestation électrisante, véritable tour de force qui déchaîne l’enthousiasme du public ; les chanteurs en reprendront même les ultimes minutes en guise de bis, suscitant la même euphorie.

Une église comble pour une soirée chorale de haute tenue.

Resmusica - Patrick Jézéquel
 - Singing Ravel

Une église comble pour une soirée chorale de haute tenue.

Resmusica - Patrick Jézéquel - Singing Ravel

Faire entendre Ravel a cappella : c’est la très belle idée exposée par Léo Warynski et les Métaboles dans le cadre des Rencontres musicales de Vézelay, organisées par la Cité de la Voix. Un Ravel revisité par quatre transcripteurs : Clytus Gottwald, Thierry Machuel, Gérard Pesson et Thibault Perrine. Quand le chant choral enfle un univers tout de grâce et de couleur…

Au programme, une douzaine de chants, certains issus d’opus directement écrits pour la voix, ainsi les Trois Chansons, la seule œuvre a cappella de Ravel ; les autres pour instruments, voire orchestre, comme le Bolero, lequel sera un peu la vedette de la soirée. Immersion en douceur avec Pavane pour une infante défunte (1899-1910), transcrite pour chœur par Thibault Perrine, qui viendra saluer en fin de concert. Il emprunte le texte à une autre pavane, très célèbre celle-ci : Belle qui tiens ma vie. La souplesse des voix et l’homogénéité de l’ensemble s’apprécient d’emblée, ainsi que la gestion des effets, comme cette suspension au bord du silence avant la réexposition du thème. Le même Perrine conclura la soirée avec l’étincelant Bolero (1928). Ce succès devenu planétaire, d’ailleurs à la grande surprise de son compositeur, connaît ce soir la même adhésion spontanée du public, qui non seulement a dans l’oreille l’original, mais apprécie les grandes qualités de l’arrangement pour ensemble vocal. Et c’est effectivement un bonheur de voir autant que d’entendre le lent crescendo d’une mélodie répétitive soutenue par un rythme intangible. Les thèmes, chantonnés par une ou deux voix masculines, circulent de pupitre en pupitre puis enflent en étant repris par un nombre croissant de choristes. Félicitations également aux hommes chargés de siffler entre les dents l’ostinato, originellement frappé sur une caisse claire. Un martellement au pied sur l’estrade se fait entendre timidement avant sa propagation générale. A la fin, cet effet de grosse caisse se dédouble lorsque les hommes battent leur poitrine tandis que les femmes se frappent les cuisses. Le pittoresque et l’allégresse de l’œuvre sont rendus avec un certain humour par les sifflotements qui accompagnent les deux thèmes et les « ouah, ouah » des ténors qui les commentent. Plébiscité, le Bolero sera même redonné en partie à l’occasion du second bis.

La difficulté ou la gêne, à l’écoute d’une musique arrangée, c’est la mémoire de la référence dans son effectif originel, et l’on peut regretter que beaucoup de transcriptions, si réussies soient-elles, donnent l’impression de coller à leur modèle. Ce n’est sûrement pas le cas de la Pavane de la belle au bois dormant (1908-1912), adaptée par Thierry Machuel, qui fait entendre distinctement les quatre pupitres, traduisant ainsi l’élégance diaphane de l’univers ravélien. Un sifflotement discret renforce encore l’impression de distance ou de fausse légèreté émanant d’une telle musique comme d’un jardin fleuri. Marquante également est la transcription de Soupir (1913) par Clytus Gottwald, dont le frémissement des voix aigües superposées évoquent irrésistiblement Lux aeterna de Ligeti. Ce morceau est d’ailleurs une commande de Gottwald, qui le créa en 1966, l’année de sa composition, avec son ensemble, la Schola Cantorum de Stuttgart. Certaines pièces tranchent par leur côté joyeux et sautillant, ainsi Nicolette, première des Trois Chansons (1914-1915). D’autres par l’envol de voix solistes, telle La Flûte enchantée (1903), extraite de Shéhérazade et arrangée par Gérard Pesson (né en 1958), où se détache en volutes la soprane Amandine Trenc (sublime !) sur un tapis de notes basses.

Plaisant clin d’œil que celui occasionné par cette 21e édition du festival, qui tisse un lien secret entre deux Apaches, Maurice Ravel (1875-1937) et le chef d’orchestre Désiré-Émile Inghelbrecht (1880-1965). En effet, de 1900 jusqu’à la Première Guerre mondiale s’est réuni le cercle amical parisien auto-baptisé la Société des Apaches, au sein de laquelle ont été créées toutes les œuvres de Ravel. Quant à Inghelbrecht, il passa très souvent ses étés, de 1923 jusqu’à sa mort, dans sa maison de la rue Saint-Étienne, située à quelque 150m de la basilique Sainte-Marie-Madeleine, comme le rappelle une plaque. Une église comble aujourd’hui pour une soirée chorale de haute tenue.

En vente sur le site

SINGING RAVEL

Enregistrement live le 10 mars 2025 à la Cité de la musique - Philharmonie de Paris.

2025

octobre

Vendredi 10 octobre 2025 - 20h30Singing RavelCollégiale Notre-Dame de Poissy

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

juin

Lundi 30 juin 2025 - 20hBoléroLes rencontres musicales d'Évian

Les Métaboles participent pour la première fois aux Rencontres musicales d'Évian pour un programme autour du compositeur Maurice Ravel

Dimanche 29 juin 2025 - 16hSinging RavelL'Hexagone à Autun - Chants libres, Cité de la Voix

Chants libres est le festival proposé par la Fondation Bettencourt - Schueller

avril

Dimanche 20 avril 2025 - 17hSinging RavelFestival de Pâques de Colmar

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

Réservation

mars

Lundi 10 mars 2025 - 20hSinging RavelLa Philharmonie de Paris

La musique de Ravel ne compte que quelques pièces écrites pour chœur, mais elle semble appeler la voix, et de nombreux compositeurs se sont frottés à l’art de la transcription vocale de ses œuvres. L’occasion de les redécouvrir sous un jour nouveau.

Pour compléter un répertoire que l’on doit à Gérard Pesson, Thierry Machuel ou Clytus Gottwald, familiers de l’arrangement vocal, Les Métaboles ont lancé le défi à Thibault Perrine de donner une version vocale de deux des œuvres les plus célèbres du compositeur : la Pavane pour une infante défunte et le Boléro. La première emprunte son texte au poème du XVIe siècle Belle qui tiens ma vie mis en musique par Arbeau, tandis que le second fait le choix du chant sans paroles et des percussions corporelles dans une réinvention très convaincante. Le public est invité à participer au concert grâce à trois répétitions en amont, sous la direction précise de Léo Warynski.

Précédés d’une ou plusieurs répétitions, les concerts participatifs invitent les spectateurs à prendre une part active au spectacle depuis la salle. Ils accompagnent les artistes qui sont sur scène en chantant ou en jouant des extraits d’oeuvres préparés au préalable.

Les répétitions pour le public participatif auront lieu aux dates suivantes :
Dimanche 2 mars de 14h30 à 16h30
Samedi 8 mars de 14h30 à 16h30
Lundi 10 mars de 18h30 à 19h

Sous la direction de Léo Warynski, le public se prépare à chanter « Belle qui tiens ma vie » d’Arbeau et « Adieu, pastourelles ! » de Ravel, et à rejoindre en rythme le Boléro.

Réservation

février

Vendredi 7 février 2025 - 19h30Singing RavelLes sommets musicaux de Gstaad - Suisse

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

Réservation
2023

décembre

Mardi 12 décembre 2023 - 20hSinging RavelThéâtre de Privas

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

La tournée Singing Ravel est soutenue par l'Adami et la Copie privée.

août

Lundi 7 août 2023 - 21hSinging RavelRencontres musique et patrimoine du Mont Blanc

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ?
Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

La tournée Singing Ravel est soutenue par l'Adami et la Copie privée.

Reservation

juillet

Jeudi 27 juillet 2023 - 20hSinging RavelLes Promenades musicales du Pays d'Auge - Abbatiale de Saint-Pierre-sur-Dives

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

La tournée Singing Ravel est soutenue par l'Adami et la Copie privée.

Réservations
Samedi 8 juillet 2023 - 21hSinging RavelFestival Les Traversées - Abbaye de Noirlac

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

2022

août

Dimanche 21 août 2022 - 20hSinging RavelFestival Ravel - Saint-Jean-de-Luz

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

mai

Mercredi 18 mai 2022 - 20h30Singing RavelFloréal d'Épinal

Tout chante chez Ravel : les cordes de Daphnis et Chloé, le piano des Jeux d’eau ou le tourbillon de personnages fantastiques de L’Enfant et les Sortilèges. Pourtant, son œuvre pour chœur a cappella se réduit aux virevoltantes mais très courtes Trois chansons. Qu’à cela ne tienne ! Ravel lui-même n’a-t-il pas transcrit, ici pour piano, là pour orchestre, une bonne partie de son catalogue ? Voici Ma mère l’Oye, Miroirs, Shéhérazade offerts à la virtuosité et l’espièglerie des chanteurs des Métaboles – et en création, les transcriptions du Bolero et de la Pavane pour une infante défunte par Thibault Perrine.

2021

août

Vendredi 20 août 2021 - 21hSinging RavelFestival Les Rencontres musicales de Vézelay

De grandes pages de la musique vocale de Maurice Ravel ainsi que des transcriptions dont celles, spécifiquement faites par Thibault Perrine pour les Métaboles, le Boléro et la Pavane pour une infante défunte.

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